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Cheveux blancs : et si on les assumait ?

Dans son livre « Beauté fatale », puissante ode féministe, Mona Chollet s’interroge sur les conditionnements féminins, largement influencés par plusieurs siècles de subordination. Pour elle, le marketing entretient cette idée reçue, on pardonne plus volontiers à un homme de vieillir qu’à une femme. Dès son plus jeune âge, la femme en devenir s’entend dire (à l’école, en famille, via les médias) qu’elle doit être jolie, souriante, agréable, coquette, sensible. Ce pseudo gène de la séduction la suit au fil des années et pose un problème à l’arrivée des premières rides et des premiers cheveux blancs. Fort heureusement, la tendance est en train de s’inverser. De plus en plus de femmes ont décidé de désobéir à ces diktats sans fondement et de ne plus se teindre les cheveux. Les années passent ? Et alors ? Si la beauté n’a pas d’âge chez les hommes, pourquoi devrait-elle en avoir chez les femmes ?

Se laisser le droit… de vieillir !

« En finir avec les cheveux blancs » « Comment se débarrasser des cheveux blancs ? »… Le marketing et les médias ne font pas de cadeau au temps qui passe, surtout lorsqu’il concerne les femmes !

En moyenne, les cheveux blancs font leur apparition vers la quarantaine. Ce phénomène, appelé canitie, s’explique par un arrêt de la production de mélanine par le cheveu.

C’est cette mélanine qui donne leur teinte aux cheveux. D’ailleurs, les personnes blondes en produisent naturellement bien moins que les brunes. 

Vous l’aurez compris, il s’agit d’un processus naturel irréversible, plus ou moins rapide selon les individus. L’hérédité entre évidement en compte. 

Au lieu de voir les cheveux blancs comme une arme anti-séduction ultime, ne serait-il pas plus logique (et supportable) de les considérer comme un marqueur de l’expérience acquise au fil des années ?

A quel moment et pourquoi avons-nous un jour décrété que la vieillesse n’était pas esthétique chez la femme ?

Quel argument valable pour défendre l’idée que l’évolution physique nous définit plus que l’évolution intérieure ?

Ne serait-il pas plus riche et épanouissant de dépasser ces idées d’un autre temps pour « être au lieu de paraître » ?  

Et les racines, on en fait quoi ?

Nombreuses sont les femmes à vouloir franchir le pas. Après des années de colorations à répétition, elles se sentent enfin prêtes à assumer.

Seul hic ? Un cheveu blanc sur un cheveu coloré ressort forcément par la racine !

Pendant un certain temps, il faut alors accepter de porter sur la tête une couronne de racines blanches.

Et assumer ses cheveux blancs, dans la plupart des cas, ne veut pas dire faire une croix définitive sur son apparence physique.

D’ailleurs, être féministe et féminine est heureusement loin d’être incompatible !  

Alors, pour réussir à passer le cap des racines, plusieurs solutions s’offrent à vous :

  • Tout couper ! Cela peut paraître extrême, mais opter pour une coupe courte dès le départ permet d’éviter bien des désagréments. Cette option permet de se débarrasser d’un seul trait d’un seul des pointes colorées et de partir sur une base qui poussera tout de suite blanche/poivre et sel ou clairsemée. Si la coupe est bien réalisée, le côté radical de la démarche peut aussi aider à mieux accepter sa nouvelle image. Plus de démarcation entre sa nouvelle vie et sa vie d’avant !
  • Autre solution ? Le bandeau/foulard. Cet accessoire peut dépanner le temps de laisser pousser les racines. Lorsqu’elles seront assez longues, il faudra couper les pointes encore colorées.
  • Enfin, il est aussi possible d’atténuer l’effet racine en se faisant un balayage plus clair sur l’ensemble de la chevelure. Cette solution, plus coûteuse et contraignante, a cependant l’avantage d’être moins radicale. 

Non, le poivre et sel ne va pas qu’aux hommes

Là encore, il faut revenir des siècles en arrière pour entre-apercevoir l’origine de telles inégalités.

Aujourd’hui, il n’est malheureusement pas rare qu’une femme mûre aux cheveux longs poivre et sel soit qualifiée de sorcière.

A l’inverse, on insistera sur le « charme » d’un homme poivre et sel et on lui prêtera même des faux airs de George Clooney.

Pourtant, d’un point de vue physique, le phénomène ne diffère pas d’un sexe à l’autre.

D’ailleurs, à y regarder de plus près, le poivre et sel n’est ni plus, ni moins charmant chez l’un ou chez l’autre.

Une femme d’une quarantaine d’années, assumant fièrement ses cheveux blancs, ne sera pas moins séduisante qu’un homme du même âge.

Certains diront que le poivre et sel est plus facile à mettre en valeur chez les hommes que chez les femmes, mais c’est une simple question de positionnement/conditionnements. 

Pour qu’un poivre et sel soit attirant, il faut qu’il soit assumé. Bien sûr, mais c’est valable à tout âge et pour les deux sexes, une jolie coupe aidera à mettre en valeur le visage et les nuances.

Alors, prête à dire oui aux cheveux blancs ?

Alexia

Alexia

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