Fatigue ou surmenage : les différencier… pour mieux les combattre !

“Quand on ne travaillera plus les lendemains des jours de repos, la fatigue sera vaincue”. Cette citation de l’écrivain Alphonse Allais, pourtant né en 1854, résonne en nous comme un écho tristement contemporain. C’est une réalité, nos emplois du temps de ministre, nos responsabilités tant professionnelles que personnelles et le stress du quotidien épuisent vite nos réserves d’énergie vitale. Pour autant, il est essentiel de distinguer la simple fatigue (parfois chronique) du surmenage, une extrémité aussi éprouvante pour l’organisme que pour l’équilibre psycho-émotionnel. Aussi appelé burn-out, le surmenage professionnel progresse sans cesse en France, mais la suractivité touche aussi la sphère privée. Pour la prévenir, encore faut-il être attentif aux signaux d’alerte. Décryptage…

Repos et sommeil : un temps pour chaque chose

Pour éviter qu’une hyperactivité associée à une fatigue chronique ne se transforme en surmenage, il est très important d’être attentif à ses propres besoins.

En naturopathie, on prend le temps de bien différencier sommeil et repos. Ils sont tous deux indispensables à la santé et à l’équilibre psycho-émotionnel. 

Le sommeil est réparateur et permet à l’organisme de se régénérer et de refaire le plein d’énergie vitale.

Le repos est quant à lui physique ou psychique et répond au besoin de faire une pause.

Après s’être activé toute la journée et dès que le besoin se fait sentir, il est très important de se poser.

Contrairement au sommeil, il se n’agit pas ici de dormir mais de prendre du temps pour mettre son esprit et/ou son corps au repos.

On peut se reposer l’esprit sans se reposer le corps en pratiquant une marche en pleine nature.

Et on peut se reposer le corps sans se reposer l’esprit en s’installant confortablement pour lire un livre.

Bien sûr, on peut aussi combiner les deux types de repos en méditant ou en s’installant quelques minutes pour contempler un paysage. 

Lorsque le sommeil n’est pas suffisamment réparateur et que les temps dédiés au repos en journée sont minimes (voire inexistants), c’est le surmenage…

Fatigue physique ou morale ?

Les deux ! Les temps de repos et de sommeil étant trop peu nombreux, l’hyperactivité quotidienne épuise l’énergie vitale.

Le corps fatigue et toute une série de symptômes survient.  Le système immunitaire est affaibli, on souffre de douleurs chroniques, de perte ou prise de poids.

On peut ressentir une faiblesse généralisée, de l’irritabilité, ou des difficultés de concentration…  

La fatigue morale peut être une des conséquences de la fatigue physique, et inversement !

Dans de nombreux cas, se sentir moralement épuisé impacte le bien-être global et empêche de profiter d’un repos et d’un sommeil de bonne qualité. 

Conclusion ? On se rend rapidement compte que ces deux types de fatigue sont liés et s’entraînent l’un l’autre.

La combinaison fatigue physique et morale fait rapidement perdre pied et il devient de plus en plus difficile de se relever.

L’esprit est sans cesse occupé et n’a plus une minute pour se recentrer. C’est portant un exercice indispensable pour maintenir l’équilibre psycho-émotionnel. 

Epuisé, le corps n’arrive plus non plus à suivre. Dans de nombreux cas de surmenage, le système nerveux est tellement sollicité que la fatigue physique ne se ressent pas. Il devient donc difficile de décrypter les signaux…

Surmenage professionnel ou/et personnel : comment faire face ?

Le surmenage professionnel est la conséquence directe du stress chronique. Quand il n’est pas régulièrement évacué grâce à diverses activités (repos, sommeil, activité physique, épanouissement social, méditation, etc.), il se stocke jusqu’à atteindre un trop-plein.

C’est à ce moment-là que le burn-out survient, sorte d’appel à l’aide inconscient qui touche autant le psychique que le physique. Certains signes permettent heureusement de le prévenir, et notamment un état d’agitation permanent qui témoigne d’une grande nervosité.

La fatigue est évidemment un vrai signal d’alerte, mais elle n’est pas toujours visible. 

A l’instar du burn-out maternel, d’autres types de surmenage peuvent aussi nous toucher. Ils ne manifestent lorsque le temps et l’énergie dépensés sont supérieurs au temps et à l’énergie disponibles.

Ainsi, les mères de famille très sollicitées cumulent dette de sommeil et dette de repos et finissent par craquer. 

En cas de doute, il peut être utile de consulter un sophrologue ou tout autre praticien du bien-être et de la relaxation.

La pratique de la méditation et du yoga permet quant à elle de se recentrer et d’être plus à l’écoute de son corps.

Le burn-out en quelques chiffres

  • Plus d’un salarié sur deux et plus de deux cadres sur trois se disent régulièrement soumis au stress professionnel. 
  • La moitié des professionnels disent avoir une charge de travail trop importante.
  • Le burn-out touche chaque année au moins 2% de la population française.
  • Seuls 45% des salariés estiment avoir le temps de faire correctement ce qui leur est demandé. 
  • Le stress excessif au travail concerne 24% des Français. 
  • 63% des mères qui exercent une activité professionnelle se disent épuisées.
  • 70% des tâches parentales sont effectuées par les mères. 

Prochaine étape ? Apprenez à décoder les signaux que vous envoie votre corps et appuyez sur pause dès que vous sentez un trop-plein arriver.

Alexia

Alexia

Laissez un commentaire