Maux de tête et migraine : les comprendre et les soulager

Simple céphalée de tension après une longue journée de travail ou véritable migraine qui s’installe plusieurs jours et empêche toute activité… Il existe plus d’une centaine de « maux de tête ».  C’est un mal très courant, puisque plus d’une personne sur deux estime en souffrir régulièrement. Les céphalées primaires (céphalées de tension, migraines..) sont les plus banales alors que les céphalées secondaires sont le symptôme d’une maladie sous-jacente. En cas de doute, n’hésitez pas à aller consulter un médecin. Lui-seul pourra établir un diagnostic. Lorsqu’on souffre de maux de tête chroniques et handicapants, la prise de médicaments (antalgique, anti-inflammatoire, triptan) est parfois un véritable soulagement. Seul hic ? La prise de molécules chimiques provoque parfois un effet rebond et ne soulage que le symptôme sans s’attaquer à la véritable source du problème : la cause. Certaines solutions naturelles viennent en soutien sans présenter les mêmes inconvénients que les médicaments. Céphalées en tout genre… passez votre chemin !

A chaque céphalée son diagnostic et son traitement 

Hygiène de vie déséquilibrée, stress, blocage des cervicales, problèmes de vue, troubles hormonaux, hérédité…

Les céphalées n’apparaissent jamais par hasard. De nombreuses raisons peuvent expliquer leur survenue et il est important de passer au peigne fin le profil de l’individu qui en souffre. 

S’il en existe des centaines, les deux céphalées les plus fréquentes sont la céphalée de tension et la migraine.

Il est très facile de les différencier : la céphalée de tension est douloureuse mais supportable, passagère (soulagée grâce à un simple anti-douleur).

La douleur ressentie est « en casque », c’est-à-dire qu’elle touche les deux côtés de la tête. 

A l’inverse, la migraine est pulsatile et plus douloureuse. Elle ne touche qu’un côté de la tête et s’accompagne souvent d’autres symptômes : nausées, vomissements, photosensibilité. 

Lorsque la crise de migraine atteint son apogée, s’activer devient mission impossible. Les migraineux ont souvent besoin de s’isoler dans une pièce sombre et silencieuse. 

Repérer les facteurs déclencheurs pour prévenir la crise

Parmi les principaux éléments déclencheurs de céphalées de tension et de migraines, on retrouve le changement d’état.

La crise peut survenir en cas de stress, ou au contraire lorsque la pression retombe (week-end ou vacances).

On conseille donc souvent aux personnes qui en souffrent d’apprendre à gérer leur stress ou de ne jamais cesser brutalement une activité intense pour éviter les changements d’état trop radicaux.

Autres grands facteurs déclencheurs ?

La faim et la fatigue, les changements de pression atmosphérique et de température, les odeurs fortes et entêtantes ou encore certains aliments bien connus (alcool, chocolat, caféine, produits laitiers, aspartame, glutamate).  

Bain dérivatif, plantes et huiles essentielles : ces solutions qui soulagent 

L’hydrothérapie est une technique efficace pour soulager les céphalées de tension. L’idée ? Tremper ses avant-bras dans une bassine d’eau chaude pour faire dériver le sang de la tête vers les bras et ainsi la décongestionner. 

De leur côté, les plantes aux vertus anti-inflammatoire sont une bonne option pour limiter les médicaments.

Elles peuvent être consommées tous les jours en prévention et pendant les crises, en infusion ou complément alimentaire.

Il est conseillé de ne pas dépasser les 250 mg de feuilles séchées par jour et de demander conseil à son médecin traitant avant de débuter toute supplémentation. 

Parmi les plantes « anti-céphalées », on pense évidemment à la grande camomille, l’écorce de saule blanc et la reine des prés (contre-indiquées si vous êtes allergique à l’aspirine), le romarin ou encore la mélisse. 

Côté huiles essentielles, la menthe poivrée est la plus réputée. Son action rafraîchissante et anti-inflammatoire donne de bons résultats sur les céphalées et est même reconnue par l’OMS !

Pour soulager une céphalée, il suffit d’appliquer 2 à 3 gouttes d’huile essentielle de Mentha x piperita diluées dans de l’huile végétale en massage circulaire sur les tempes, le front et la nuque. Attention à ne surtout pas en mettre trop près des yeux. 

L’huile essentielle de lavande vraie présente quant à elle des propriétés apaisantes, antalgiques et anti-inflammatoires.

En application locale (1 à 2 gouttes de Lavandula angustifolia diluée dans de l’huile végétale sur les tempes et le front en évitant scrupuleusement les yeux), elle soulage la céphalée de tension, surtout si elle est liée au stress. 

Attention, les huiles essentielles sont très concentrées et peuvent être toxiques à haute dose.

Elles sont contre-indiquées chez la femme enceinte et allaitante ainsi que chez les jeunes enfants et les personnes épileptiques.  

Petits exercices d’urgence : respirer…et mastiquer ! 

Aussi surprenant que cela puisse paraître, la mastication aide à soulager certaines céphalées. Cet exercice détend en effet les articulations des mâchoires et les muscle. Résultat ?

Ces dernières se décontractent et soulagent les céphalées liées au stress. L’idéal consiste donc à prendre le temps de bien mastiquer ses aliments pendant les repas. En cas de crise, mâchouiller un crayon peut aussi dépanner ! 

Autre grande astuce incontournable pour soulager les céphalées de tension et la migraine ? Les exercices de respiration profonde.

Pratiquée par les adeptes du yoga et de la méditation, cette technique permet d’atteindre un état de détente absolue qui aide à mieux gérer sa douleur. La respiration lente et profonde augmente aussi l’oxygénation du cerveau et aide à le décongestionner.

Alors, soulagé(e)s ?

Alexia

Alexia

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