Objectif hibernation ! Pourquoi dormons-nous plus en hiver ?

L’hiver est maintenant bien installé et, au milieu de tout ça, nos organismes boudeurs ont bien du mal à se faire au changement de saison. Les journées sont fraîches, l’humidité plane dans l’air, le soleil a pris la poudre d’escampette et la nuit tombe de plus en plus tôt. Résultat ? Nous nous sentons à plat et rêvons toute la journée de nous enrouler sous la couette pour toujours. Ce besoin de dormir plus que l’été répond-il à un mécanisme physiologique ? Comme les ours, devons-nous hiverner pendant la saison froide ou sommes-nous simplement victimes d’un manque de lumière ? La réponse ci-dessous ! 

Quand l’organisme hiverne et fonctionne au ralenti

Selon les spécialistes en chronobiologie, l’homme est un mammifère comme les autres. A l’instar de l’ours, ses besoins changent au fil des saisons et son organisme se met légèrement au ralenti pendant la période froide.

Il ne s’agit pas d’hiberner au fond d’une caverne et de dormir plusieurs mois de suite, mais de simplement économiser notre énergie en nous reposant un peu plus. 

De ce côté-là, les besoins varient d’un individu à l’autre. Certains d’entre nous sont aussi influencés par la sphère psycho-émotionnelle et sont sujets à la dépression hivernale. Elle leur donne moins envie de s’activer et ces individus ont tendance à passer plus de temps au lit que les autres.

Pour différencier dépression saisonnière et vrai besoin physiologique, il suffit d’être attentif aux signes. Une personne qui dort plus à cause d’une déprime n’est pas physiquement fatiguée.

Elle dort d’ailleurs plus que ce dont elle a besoin et dépasse les 7-8h recommandées par nuit.

A l’inverse, lorsque le besoin physiologique se fait ressentir, c’est souvent parce que l’individu a une dette de sommeil. Après une bonne nuit réparatrice, il se sent en pleine forme. 

Quand la lumière manque

L’hiver, les journées sont particulièrement courtes et la photopériode (temps d’exposition à la lumière) aussi. Le soleil se lève tard et se couche tôt, nous donnant ainsi l’impression de vivre dans la pénombre une bonne partie de la journée.

Ce manque de luminosité a un impact direct sur notre rythme chronobiologique. Lorsqu’il fait nuit, et c’est parfaitement instinctif, nous avons envie de dormir.

Les lumières artificielles de nos intérieurs ne suffisent pas toujours à donner le change et le simple fait de passer de la nuit noire à la lumière perturbe notre rythme biologique.

Certains d’entre nous sont génétiquement plus sensibles aux variations saisonnières et souffrent beaucoup du manque de lumière. Là encore, la dépression hivernale est influencée par la photopériode.

Autre point important ? Nous sommes aussi plus fatigués pendant cette période parce que notre organisme manque de vitamine D. Pour la stocker, encore faut-il profiter d’un ensoleillement très régulier, ce qui est impossible en hiver. 

Sortir plus lorsqu’il fait froid et soleil est déjà une première étape. En cas de carence, une cure sous forme d’ampoules de vitamine D peut être envisagée.

Quand le froid fatigue

Ne l’oublions pas : la température basale du corps humain fluctue autour de 37°C. A l’exception des périodes de canicule, l’été est bien moins éprouvant pour l’organisme que l’hiver.

Chaque jour, notre corps utilise une quantité importante d’énergie pour maintenir une température correcte.

Bien souvent, nous ne nous couvrons pas assez les extrémités (tête, pieds, mains) lorsque nous sortons alors que c’est par là que nous perdons le plus de chaleur.

Il est donc tout à fait naturel d’être fatigué plus rapidement les soirs d’hiver, surtout après avoir passé un certain temps dehors pendant la journée.

Une autre bonne raison de se couvrir plus qu’il n’en faut avant de sortir : la baisse de température fatigue l’organisme et le rend plus vulnérable aux virus et vilaines bactéries de l’hiver.  

Quand la sieste s’impose 

Eté comme hiver, il est indispensable de veiller à avoir un sommeil de bonne qualité. Pour cela, il faut être attentif à son corps et ne pas négliger un signe de fatigue.

En fin de journée, et même s’il reste encore de nombreuses choses à faire, il faut aller se coucher dès que la fatigue s’invite. Etre à l’écoute est la clé du sommeil réparateur. 

Dès que l’occasion se présente, n’hésitons pas non plus à nous accorder un temps de sieste. Si vous vous sentez fatigué et que vous en avez la possibilité, allez vous allonger quelques minutes. Le sommeil viendra si votre corps a besoin de récupérer. 

Souvent, nous refusons d’écouter notre corps et nous n’acceptons pas que nos besoins changent selon les périodes de l’année.

Comme des machines, nous aimerions profiter d’une énergie constante du matin au soir, et ce chaque jour de l’année. 

La physiologie humaine est si bien faite qu’elle nous prévient dès que quelque chose cloche. Elle le fait lorsqu’un virus intrus fait des siennes mais aussi lorsque notre besoin de dormir n’est pas comblé. 

A bon entendeur !

Alexia

Alexia

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