Phobies atypiques : quand la peur se surprend elle-même

Rares sont ceux qui peuvent affirmer haut et fort « je n’ai la phobie de rien ». Certaines choses, parfois sans aucune explication rationnelle, peuvent nous mettre mal à l’aise, nous effrayer et même nous terroriser. Parce que vous êtes un être sensible, vous avez peut-être déjà expérimenté (à vos dépens) la phobie du vide, de l’avion, des araignées ou encore des piqures. Cet article vous aidera à mieux comprendre le phénomène de peur irrationnelle mais vous permettra aussi de découvrir des phobies atypiques dont vous ne soupçonnez pas un instant l’existence… Si on vous dit sidérodromophobie, ça vous parle ?

La phobie : d’où vient-elle et comment la combattre ? 

Pour mieux comprendre le mot phobie, il est important de distinguer la peur irrationnelle de la peur rationnelle.

La peur rationnelle est une peur instinctive, un mécanisme de survie impulsé par une situation dangereuse. Exemple : si notre maison prend feu, nous allons avoir peur pour notre vie et fuir.

A l’inverse, la phobie est considérée comme une peur irrationnelle, c’est-à-dire qu’elle n’est pas justifiée par la situation qui la provoque.

S’il est instinctif de ne pas s’approcher d’un scorpion, il est un petit peu moins rationnel d’être paniqué à la simple vue d’une araignée de maison. 

On peut avoir peur d’une situation, mais aussi d’un objet, d’un animal ou encore d’un milieu naturel (orage, eau, forêt…) ou médical (piqures, sang, hôpitaux…). 

Au quotidien, certaines phobies sont difficiles à éviter. Lorsque la situation à l’origine de l’angoisse se reproduit de façon récurrente, la phobie se transforme en véritable handicap. 

Ses origines peuvent remonter à l’enfance mais elle peut aussi survenir après un événement traumatisant ou lorsque le sujet est soumis à un trop-plein de stress.  

Pour vaincre sa phobie durablement, l’idéal est de se tourner vers la psychanalyse.

De nombreuses méthodes existent pour permettre aux patients de comprendre puis de combattre leur peur irrationnelle. 

 

Phobies atypiques : les (re)connaître 

Hexakosioihexekontahexaphobie

Aussi difficile à prononcer qu’à comprendre, l’hexakosioihexekontahexaphobie est liée à une peur panique du nombre 666.

Ce nombre est tiré du verset 13 : 18 du livre l’Apocalypse et fait référence à Satan.

La peur de ce nombre est donc plus globalement associée à la peur du Diable et à toutes ses références (religieuses, littéraires, cinématographiques…).

Asthénophobie

L’asthénophobie est la phobie de s’évanouir. Elle peut être expliquée par plusieurs angoisses : celle de perdre le contrôle de son corps, celle d’être impuissant et à la merci des autres ou encore celle de mourir. 

   

Brontophobie

La phobie de l’orage ne touche pas que les enfants ! Nombreux sont les adultes à paniquer et à ne pas réussir à trouver le sommeil les nuits d’orage.

Souvent, ces phobiques ont aussi peur des bruits sourds et des détonations inattendues. Il n’est pas rare que les personnes atteintes de brontophobie fuient aussi les feux d’artifice. 

Émétophobie

L’émétophobie (peur de vomir) est une phobie liée à une fonction corporelle.

Elle est souvent la conséquence d’un événement traumatisant mais peut aussi apparaître chez les personnes hypocondriaques.

Parce qu’elle s’invite dans de nombreuses situations du quotidien et peut venir largement le perturber, l’émétophobie n’est pas une phobie à prendre à la légère. 

Éreutophobie

L’éreutophobie, ou peur de rougir en public, est une phobie dite sociale. Les personnes qui en souffrent ont souvent un manque d’estime assez prononcé et accordent trop d’importance au regard des autres.

La phobie devient handicapante lorsqu’elle les empêche d’avoir une vie sociale normale.  

Gymnophobie

Non, la gymnophobie n’est pas la phobie de la gymnastique, mais celle de la nudité.

Les personnes qui en souffrent peuvent ne pas supporter la vision de leur corps nu dans le miroir et /ou paniquer à l’idée de voir d’autres corps dénudés.

Souvent, cette phobie est liée à un manque de confiance en soi qui remonte à l’enfance ou à l’adolescence. 

Myrmécophobie

La peur des fourmis n’est certainement pas la phobie la plus courante, mais elle n’en est pas moins très handicapante pour ceux qui en souffrent.

Au quotidien, ils se privent bien souvent d’activités à l’extérieur. La phobie des fourmis peut venir d’un dégout ou d’une peur d’être mordu.  

Sidérodromophobie

Moins fréquente que celle de l’avion, la sidérodromophobie est la phobie de voyager en train.

Souvent, elle s’installe après un événement traumatisant lié au monde ferroviaire (accident, expérience stressante, suicide d’un voyageur, etc.).

Et vous, avez-vous un tempérament phobique ?

Alexia

Alexia

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