Psychologie masculine : les hommes sont-ils des femmes comme les autres ?

Dans une société qui valorise en permanence l’hyper-virilité (et l’hypersensibilité chez la femme), les hommes ont parfois du mal à trouver leur place. L’éducation, la culture et les médias cultivent volontiers le mythe de l’homme puissant, solide, protecteur et stable. Si l’on s’attarde sur ces croyances bien ancrées, les hommes n’auraient pas le droit de montrer leur vulnérabilité et leur sensibilité. On ne s’attend donc pas non plus à ce qu’ils fassent preuve d’empathie (qualité soi-disant typiquement féminine) mais qu’ils soient uniquement focalisés sur leurs performances de « mâles alpha ». Pourtant, la réalité est heureusement bien différente. Les hommes sont, eux-aussi, victimes du mythe véhiculé par des décennies de patriarcat.

La sensibilité masculine : une question de pression sociale  

Dans certaines cultures, et notamment en Asie, la sensibilité masculine est loin d’être une tare. C’est, au contraire, une qualité très recherchée et appréciée.

La formule frôle le sexisme, mais on dit souvent qu’un homme sensible laisse s’exprimer toute la féminité qu’il a en lui.  

En Europe, les choses ne sont pas aussi simples. Peur d’être jugé, peur de ne pas réussir à séduire, peur de ne pas réussir à s’intégrer dans un groupe…

Les hommes sont encore nombreux à se conditionner pour ravaler leurs émotions et se montrer virils en toutes circonstances. 

Pourtant, d’un point de vue physiologique, les hommes et les femmes ressentent les émotions avec la même intensité.

La sensibilité n’est pas une affaire de sexe mais plutôt de caractère et de vécu.  

Le regard de l’autre et la pression sociale peuvent notamment expliquer ce piège de l’hyper-virilité. Entre eux, les hommes peuvent en effet être très durs et se reprocher leur trop grande sensibilité.

Dès la cour de récréation, on se moque volontiers des « garçons qui pleurnichent ». Conditionnées elles-aussi, les femmes peuvent avoir tendance à chercher l’hyper-virilité et à fuir face à une sensibilité masculine ouvertement exprimée. 

La course à la virilité (… et à la performance !)

En matière de séduction mais aussi dans les domaines professionnel et sportif, les hommes développent l’instinct de la performance. Dès le plus jeune âge, on leur répète qu’ils doivent être meilleurs que les autres et on se laisse aller à utiliser plus qu’il n’en faut un vocabulaire de la compétition (gagner, vainqueur, victoire, champion,…). 

Dans un groupe composé uniquement d’hommes, il n’est pas rare d’observer un changement de comportement typique.

Inconscient, l’esprit de compétition pousse chacun à essayer de prouver à l’autre qu’il domine le groupe sur tous les plans (virilité, sexualité, humour, vie professionnelle, vie sociale).

Ce n’est pas toujours flagrant, mais la pression est plus importante au sein d’un groupe masculin. 

Certains diront que l’instinct de dominant est un héritage animal, d’autres qu’il s’agit d’un simple conditionnement éducatif et familial.

Quoiqu’il en soit, cette course effrénée à la performance ne laisse pas beaucoup de place aux ressentis et aux émotions. 

L’empathie est-elle une qualité féminine ? 

L’empathie masculine ? Certains crieront à l’oxymore et à l’antonyme ! Là encore, on estime bien souvent que cette qualité est surtout féminine.

L’homme, moins sensible, aurait donc plus de mal à se mettre à la place de l’autre. D’ailleurs, les chiffres valident plutôt cette théorie puisque le secteur de l’humanitaire est largement dominé par les femmes. 

Evidemment, tout être humain (femme ou homme) est capable de faire preuve d’empathie. Seul hic ? Les choses se compliquent pour les hommes qui se conditionnent souvent dès l’enfance pour réprimer cette belle qualité. 

Pour vivre pleinement leurs émotions, il faudrait donc qu’ils acceptent de se libérer de la pression sociale et d’un conditionnement enfoui depuis des décennies.

Alors, à votre avis ?

Alexia

Alexia

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