Le burn-out maternel : le comprendre et le combattre

Les joies de la maternité sont toujours ostensiblement montrées et partagées. En revanche, l’épuisement des mamans était jusqu’alors un tabou. Pourquoi ? Et bien tout simplement parce que les femmes ont peur de ne pas être à la hauteur, elles culpabilisent. Pourtant, comme le baby blues, le burn-out maternel ne doit pas être un secret. Voici tout ce que vous devez savoir sur ce sujet sensible pour en parler, trouver de l’aide ou même aider les jeunes mamans qui vous entourent.

Une jeune maman, un être si fragile

Accoucher n’est pas un acte anodin. Physiquement et psychologiquement, cet événement bouleverse la vie d’une femme. Pourtant, le retour à la maison se fait rapidement et non sans douleur.

Il faut cumuler les nuits blanches, la famille et les proches qui s’invitent pour faire connaissance avec bébé et bien sûr les tâches ménagères.

Bien souvent, les jeunes mamans manquent de temps pour prendre soin de leur nouveau-né et d’elles-mêmes ! L’épuisement s’installe vite.

Les mamans ont cette impression que le quotidien n’est fait que de contraintes et de responsabilités. Elles sont fragilisées.

Le burn-out maternel et ses conséquences

Les femmes concernées par le burn-out maternel n’ont plus de temps pour elles. Elles vivent dans une spirale infernale enchaînant responsabilités familiales et professionnelles.

La première phase du burn-out est l’épuisement émotionnel. Les mamans craquent. Cet effondrement peut survenir dès le matin, il est causé par l’appréhension d’affronter la journée.

Si l’épuisement persiste, les mamans ont tendance à s’isoler. Elles entrent dans une seconde phase plus inquiétante. Elles se détachent de leurs enfants, de leur mari et de leurs proches.

Dans les cas les plus graves, le burn-out maternel entraîne de la colère et un état de dépression. Cette phase est la plus dangereuse.

Parfois, la maman prendra conscience de la situation à la suite d’un événement marquant comme une crise plus importante. Dans d’autres cas, elle aura besoin de se faire aider pour s’en sortir.

Comment s’en sortir ?

Si vous pensez souffrir d’un burn-out maternel ou si l’une de vos amies est concernée, il faut agir ! Comment ? Le dialogue est le premier remède.

Et dans une majorité des cas, il suffit.

Une fois que la maman épuisée se sent comprise et aidée, elle reprend des forces. En plus d’en parler, il faut soulager les jeunes mamans.

Quelques heures de plus chez la nourrice ou à la crèche, une aide extérieure de la famille, une sortie entre copines ou encore une activité physique hebdomadaire sont autant de solutions efficaces.

L’intervention de professionnels peut être nécessaire. Si vous sentez que la situation est trop sérieuse, il est judicieux d’en parler à son médecin traitant ou encore de prendre contact avec une association.

Ces dernières sont très nombreuses ! Grâce à elles, vous pouvez rencontrer d’autres mamans mais aussi des psychologues. C’est anonyme et rassurant.

Rassurez-vous, le burn-out maternel est souvent provisoire. Le fait d’en parler est déjà un grand pas pour s’en sortir.

Gaelle

Gaelle

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